« Il s'agit très exactement qu'on cesse de considérer l'art comme le luxe des sociétés avancées ou comme un ensemble de « curiosités » exotiques ou non. L'art n'est pas un
objet de jouissance, de délectation esthétique pour les hommes de goût. C'est une formation sociale qui engage à la fois la pensée et l'action humaine. C'est un mode de communication et
de transformation du monde, irréductible à tout autre. »
In Encyclopédia Universalis, tome 18, sur la démarche de Pierre Francastel.
Des constats….sur l’existant.
A densité de population égale (voire parfois moindre) pour une zone rurale, Saint-Céré, inversement à d’autres communes comparables, ne
possède pas la moindre identité artistique et culturelle reconnue, en dehors du festival estival et de son école de musique. La part importante des activités sportives reste une réussite, mais
elle doit beaucoup au bénévolat des familles qui semaines après semaines ne mesurent pas leur engagement auprès des plus jeunes, tissant ainsi des liens et assumant pleinement leur rôle.
Si nous regardons autour de nous, dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres (mais ce constat peut s’étendre à tout le département(1) et à toutes les zones rurales de beaucoup de nos
campagnes en France), nous devons nous rendre à l’évidence : des communes voisines, plus modestes, ont réussi à acquérir une identité forte en installant des manifestations régulières dans le
temps et reconnues artistiquement et culturellement.
Ces manifestations attirent de plus en plus de public et d’artistes, car elles ont pu prendre le temps de s’installer, d’acquérir une densité qui nécessite du temps ET de la réflexion. Et ces
manifestations mettent en relation d’une manière évidente et entière des gens de tous les âges, de toutes origines, et de toutes catégories, public, jeunes, enfants, artistes, amateurs,
professionnels… autour d’arts différents : musique, théâtre, danse, cinéma, vidéo, installations, performances.
D’emblée, il apparaît comme évident que ces temps forts pour une ou des communes sont d’abord initiés par des associations qui en sont à l’origine en tant que « porteurs » de projets. Mais ces
projets ne seraient pas ce qu’ils sont (et il en est de même pour tous les projets), s’ils n’avaient pas été soutenus par les institutions locales, leur donnant le temps (parfois plusieurs
saisons) de prendre leur (envol) essor.
Un projet culturel ne s’invente pas ex-nihilo(2), il ne peut émerger que s’il est précédé par des envies, des compétences (d’où l’obligation d’avoir des personnes formées
ET rémunérées(3)), sur l’histoire locale et le patrimoine, sur les lieux, sur la mise en synergie d’associations et d’institutions pour créer du lien social, sur la
manière d’être soutenu et aidé (le soutien en question n’est pas seulement et uniquement financier), sur le défrichage audacieux et complexe qui met des artistes en lien avec du public…
Force est de constater qu’au niveau de Saint-Céré, les plus grandes motivations se heurtent à de l’incompréhension, de la négligence, et somme toute à un déni. Comment tenter de mener une
réflexion sur un projet artistique et culturel, alors que l’un des interlocuteurs essentiels - la municipalité - oppose (dans le meilleur des cas) une inertie qui décourage les plus pugnaces.
Nous pouvons faire un deuxième constat évident, c’est l’absence même de projet artistique et culturel de la part de la municipalité. Or,
même si ce n’est pas son rôle primordial (une municipalité n’est pas un animateur culturel, une instance de programmation artistique…), nous souhaitons vivement affirmer qu’a minima, une
municipalité doit être un « facilitateur » qui permet l’éclosion de projets qui eux, viennent des associations ou d’autres partenaires.
Depuis longtemps, dans des communes plus petites, les élus (tous les élus, quelque soit l’origine ou la « couleur » politique ) ont parfaitement compris que s’ils veulent que les habitants
restent au village, l’un des aspects (ce n’est pas le seul) de cette volonté est de favoriser le plus possible la vie associative, de renforcer les liens entre les habitants, de tisser du lien
social.
Et l’une des manières d’y parvenir, c’est bien de faciliter le plus possible les projets des associations qui sont les véritables créateurs de liens. Il est question sur ce point précis de faire
émerger un « collectif »(4) qui sera en capacité de s’emparer de cette question, avec le soutien bienveillant et impliqué des élus. Ceci est un vrai choix politique, au sens exact de
ce mot.
La municipalité n’a fait aucun effort de structures, de lieux, de locaux. Il est quand même assez consternant de voir que ce sont une ou des
communes voisines bien moins équipées en locaux – Saint-Laurent, Frayssinhes, par exemple… – qui accueillent des spectacles, alors que ces manifestations sont organisées et portées par des
associations de Saint-Céré, dont la qualité et la compétence n’est pas à mettre en cause. Tous nous savons à quel point des associations locales éprouvent des difficultés pour organiser et
promouvoir des spectacles, et doivent donc solliciter des communes voisines. Et pourtant, ce ne sont pas les lieux qui font défaut, mais le manque de soutien de la part de la municipalité qui
force ainsi à des « délocalisations », sans même que quiconque puisse savoir ce qui impose cette frilosité.
Si refus d’accueil de la municipalité de Saint-Céré il y a, cela tient à une situation difficile, compliquée et opaque. Les lieux ne manquent pas, (l’Usine, La salle polyvalente, l’auditorium, la
MJC, la Maison des Consuls…) mais les règles d’occupation ou d’accessibilité sont du domaine du non-dit... Là où des conventions, des chartes, des règles simples car communes à tous permettent
aux associations de s’entendre et de faire vivre des projets, Saint-Céré se singularise par une absence totale de transparence.
Nous devons sans concession préciser que nous nous engageons à mettre à plat cet aspect de la politique municipale. Ce sera à la fois rapide, car il n’y a actuellement pas de politique
culturelle, et lent, car les habitudes font que des barrières ou des murs se sont installés dans le paysage, et vouloir les contourner ne sera pas chose aisée. Nous insistons sur le fait que
notre action sera celle de permettre l’expression de tous, selon les lieux possibles et les volontés qu’il n’appartient pas à des élus de minimiser ou d’ignorer, mais de prendre en compte comme
une expression légitime d’une volonté de s’impliquer dans la vie de la cité. C’est d’abord un acte politique.
La municipalité dispense (pour 2007) plus de 120 000 € de subventions aux associations (avec la réussite que représente l’école de musique,
dont on peut espérer lui voir jouer un rôle plus important dans l’avenir), mais d’une manière très disparate et inégalitaire, tout en niant d’autres associations qui effectuent elles aussi un
travail remarquable.
Sans déshabiller l’un pour nourrir l’autre, nous devons exprimer notre volonté de pluralité, et pas de réduction. Le soutien aux uns ne doit pas se faire au détriment des autres, tout en
maintenant une enveloppe de subvention équivalente.
Le souhaitable et le possible
Sans vouloir réduire ou minimiser le rôle des différents acteurs locaux (avec la volonté de leur apporter un soutien dès lors qu’ils sont inscrits dans un projet structurant(5)), il
existe aussi des institutions locales, départementales et régionales qui permettent de donner corps au souhaitable pour le rendre possible.
Et cette démarche ne représente pas, d’un point de vue financier, une dérive ou une dépense supplémentaire.
Nous pouvons identifier déjà 3 niveaux de structures élues qui favorisent les communes rurales, au travers de programmes ou d’aides à la création et à la diffusion, sans que cela ne représente un
coût élevé. La municipalité actuelle reste dans un « splendide » isolement au regard des possibilités proposées par ces institutions. C’est très regrettable, surtout quand on en mesure l’impact,
dans les communes qui s’inscrivent dans des partenariats, auprès des habitants.
Comment est-il encore possible d’envisager la vie d’une commune en s’isolant de cette manière là des initiatives, structures, ressources… mises en place pour justement rompre l’isolement
géographique ?
Comment est-il envisageable d’ignorer tous les outils dont nous pourrions bénéficier, simplement en vertu d’une absence totale de volonté politique ?
Comment accepter cet isolement, qui ne mène qu’à un frileux repli sur soi, à une claustration totalement en déphasage avec la volonté de briser l’isolement, de découvrir et de s’ouvrir à des
univers différents qui peuvent sans la moindre difficulté co-exister entre eux ?
Comment enfin accepter ce déni de culture, ce refus d’ouverture, cette manière peu enviable de ne pas favoriser le maillage artistique et culturel dont nous savons qu’il est d’importance pour
rendre Saint-Céré attractive, pour ses habitants, mais aussi pour de nouveaux arrivants. Il y a là un argument économique, celui de réduire les distances de déplacement pour celles et ceux qui
peuvent se déplacer, et celui d’en faire aussi bénéficier tous les habitants. Et de favoriser une offre culturelle dont on sait maintenant qu’elle entre en compte dans les choix d’installation de
nouveaux arrivants.
Nous ne pouvons pas, aujourd’hui, cumuler tous les handicaps, et laisser Saint-Céré s’endormir doucement mais irrémédiablement.
Au lieu de manifester une volonté de s’inscrire dans son territoire, dans son histoire et mettre en valeur son patrimoine, de se tourner vers la création et vers l’éducation, Saint-Céré
s’enfonce seule et reste plus que jamais isolée.
Petit rappel des structures institutionnelles auxquelles nous pouvons faire appel, dont les politiques artistiques, culturelles et d’éducations sont justement tournées vers les communes
isolées, rurales, de tailles modestes.
- La Structure du Pays d’Art et d’Histoire est superbement ignorée, alors qu’elle dispose d’outils pédagogiques à destination des écoles, et que toute
municipalité du Pays de la Dordogne Lotoise peut et même doit solliciter : il s’agit de créer un partenariat actif avec le ministère de la Culture qui décline des moyens en faveur d’une pédagogie
du patrimoine
(Pédagogie du patrimoine : http://www.culture.fr/sections/regions/midi_pyrenees/articles/article_1)
- Le Conseil Général et sa structure culturelle (l’ADDA a fêté ses 30 ans en 2007) restent des inconnus pour les habitants de Saint-Céré, alors que beaucoup de
communes travaillent avec le CG et l’ADDA, programmant des spectacles et des actions co-produites par l’ADDA. Saint-Céré peut facilement être candidat pour organiser une manifestation promue par
l’ADDA, sans pour autant puiser dans des ressources financières importantes, car les propositions de l’ADDA sont déjà subventionnées, donc le coût résiduel pour la commune est très faible.
- Le Conseil Régional est aux abonnés absents, jamais sollicité, jamais évoqué, alors qu’il est possible là aussi de créer des partenariats avec le CR au
travers de ses propositions de programmations subventionnées dans le cadre de l’aide à la diffusion et du soutien à la création. Là aussi, les frais de programmations restent peu importants, au
vu des subventions déjà accordées aux artistes par le CR et des aides techniques disponibles là aussi pour un coût réduit.
Alors que certaines communes plus modestes proposent une véritable politique culturelle, basée sur le patrimoine, la création, l’éducation, Saint-Céré reste inaudible et invisible.
Nous devons à la fois penser aux touristes (la majorité des touristes qui viennent dans notre région sont des touristes « culturels » à qui il faut offrir plus que des braderies commerciales -
certes, elles ne sont pas à négliger, mais n’offrir que cela reste réducteur), et valoriser l’artistique et le patrimoine, mais nous devons aussi penser aux habitants de Saint-Céré, quelques
soient leurs conditions sociales et leur origine, âge et culture. L’année ne se limite pas aux mois d’été.
Notre engagement en termes de culture, d’artistique ET d’éducatif tient en peu de mots :
Ouvrir.
Ouvrir Saint-Céré aux autres collectivités. Ne pas rester ainsi isolé. S’inscrire dans une démarche collective en s’appuyant sur les expériences et les propositions des
collectivités territoriales (Département & Région). Proposer des spectacles de qualité. Ne plus « condamner » les habitants à devoir rester ainsi isolés. Tordre le cou à l’idée que cela coûte
cher car c’est bien évidemment faux. Cela a un prix, mais ce prix n’est pas élevé, d’où l’incompréhension à constater la pérennité de cet isolement : pourquoi se couper ainsi de tous les «
possibles » proposés pour briser l’isolement des communes ?
Ouvrir des lieux de diffusion. La ville de Saint-Céré doit pouvoir disposer de lieux de diffusion pour tous, ouverts à toutes les propositions. Des communes beaucoup plus
modestes réussissent là où Saint-Céré reste frileusement ancré dans l’immobilisme. Les lieux de diffusion ne manquent pas, ils existent pour certains, et demandent des travaux pour d’autres. Mais
au-delà de réduire cela à une question de coûts (des partenariats sont possibles), c’est d’une volonté politique dont il est question, celle de permettre l’expression et la création pour tous.
Nous devons poser la question de ces lieux. Certains existent, tel la MJC, mais sont détournés de leur but initial et transformés en un lieu mal identifié, qui ne correspond certainement pas à ce
qui avait été initialement à l’origine de sa création. Quelle est la place des jeunes, et celle de la culture ? Où sont les projets fédérateurs, innovants, créateurs ? Quel est son rayonnement ?
Y a-t-il un projet, en terme de partenariat, de soutien, d’évènements ? Voilà des questions importantes que nous n’éviterons pas de poser, et auxquelles il va bien falloir apporter des réponses,
en terme de dynamique.
Et les questions relatives à la MJC sont aussi celles qui se posent à la Maison des Consuls, superbe bâtiment qui reste hélas sous-utilisé alors que son architecture et sa situation sont des
atouts immenses mais tellement négligés. Le terme de gâchis s’impose.
Ouvrir des espaces de création. Des lieux où la culture se pratique(6) , en direction de tous les âges, mêlant amateurs, professionnels, artistes, public… pour
valoriser les pratiques amateurs, l’expression, l’épanouissement, les rencontres, les échanges. La culture est et doit être populaire, c'est-à-dire pratiquée par le plus grand nombre.
Où sont les lieux destinés à nos jeunes ? A nos ancêtres ? A nous tous ?
Parmi les espaces de création, nous pensons fortement à la Bibliothèque pour laquelle nous envisageons une transformation en médiathèque, à destination du public et des écoles. Ce projet fort
doit faire l’objet d’une réflexion au minimum au niveau de l’intercommunalité. C’est là que nous entrons dans le domaine du fait politique, de la volonté de créer ensemble, avec d’autres, de
vouloir briser l’isolement où nous conduit l’inexistence des décisions collectives.
Que peut faire seule la commune de Saint-Céré ? Se poser cette question, c’est déjà y répondre, en terme de projets communs avec d’autres intercommunalités. Comment aborder un projet culturel,
comment pointer l’isolement d’une commune et faire l’économie de la réflexion sur le partenariat entre intercommunalités ? Ce qui est légitime d’un point de vue culturel, sur la volonté d’ouvrir
des lieux, d’en créer, d’en redynamiser, doit nous mener à nous inscrire dans une démarche de partenariat. Là où il est indispensable de pointer les ressources proposées par des structures
existantes (Pays d’Art de d’Histoire, ADDA, Conseil Régional), nous devons aussi mettre en commun nos ressources qui seules peuvent nous permettre de mener à leur terme des projets cohérents en
terme de développement.
La culture n’est qu’un des aspects de cette volonté de travailler avec d’autres. Il y a là des enjeux économiques importants, les seuls sur lesquels une commune peut avoir directement de
l’influence, dans l’objectif de briser l’isolement dans lequel nous sommes confinés.
Enfin, et il est temps, en proposant des mutualisations, des partenariats avec la communauté de communes, et avec d’autres communautés, enfin nous allons faire de la politique. C'est-à-dire mener
des projets que la seule ville de Saint-Céré ne pourra jamais porter. Des projets qu’elle s’interdit même d’imaginer. Voilà déjà un défi à la mesure de nos volontés, et de nos ambitions. Celles
que nous avons pour nous tous, d’offrir un cadre ouvert sur des possibles qui nous sont jusqu‘à présent refusés.
Depuis très longtemps, les habitants demandent s’il est possible d’imaginer un équipement sportif nautique couvert utilisable toute l’année.
Et depuis très longtemps, la réponse est la même. C’est non. Pour des raisons de coût d’entretien et de maintenance, de personnel aussi. Le déficit pour une seule commune est trop important.
Mais voilà, si ce déficit de fonctionnement est réparti sur plusieurs communes, sur plusieurs communautés, il devient supportable, car divisé et réparti. C’est cela, la force d’enfin oser faire
de la politique, c'est-à-dire de s’entendre à plusieurs sur des projets pour le plus grand nombre.
Un tel projet sera long à mener, car définir à plusieurs la répartition des déficits inévitables sera l’objet d’âpres débats. Mais c’est la seule voie pour y arriver. Il n’y en a pas
d’autres.
Toutes les villes, même les plus modestes, qui ont acquis une identité culturelle forte, au fil des ans, mesurent aujourd’hui l’importance des retombées économiques induites par les
investissements fait au départ, mêmes les plus modestes. Bâtir une telle identité demande du temps, des énergies, des lieux, et aussi du soutien de la part des collectivités élues.
Faisons le pari ensemble d’être en capacité de construire une telle identité, nous avons tous les atouts pour y parvenir. En commençant par notre volonté.
(1) Il existe dans le département rural et parfois très isolé du Lot des manifestations culturelles de qualité qui se tiennent dans des communes toutes microscopiques, alors
que Saint-Céré en ignore et l’existence et la possibilité.
(2) Certains s’imaginent qu’il suffit de « plaquer » un évènement (tombé du ciel) pour tout de suite prétendre faire « dans la culture ». Cette manière de procéder est la négation même
d’un véritable projet culturel, qui nécessite des rencontres, des débats, des discussions, de réunir les énergies, celles et ceux dont la pratique témoigne de leur compétence, de leurs idées, de
leur pugnacité, de leur créativité. Un projet ne peut, être, et ne sera pas l’affaire des « envies » soigneusement calculées d’une seule personne qui sent le vent des élections arriver et qui
s’imagine que le plaquage d’une manifestation vaut densité d’une réflexion.
(3) L’idée très étrange selon laquelle le bénévolat est de rigueur reste encore solidement ancrée dans des esprits assez étroits. Partout, les compétences sont validées et reconnues par
une rémunération. Pourquoi donc il devrait en être différemment dans le domaine culturel. A moins de vouloir réduire les compétences des personnes à de l’animation inutile… Quelle faute, que de
nier ainsi non pas seulement les compétences des personnes, mais les personnes elles-mêmes, dans ce qu’elle ont de plus fort : accepter très souvent des rémunérations incertaines, aléatoires et
faibles, pour mettre leur talent, leur art, leur capacité au service des autres. C’est vrai que dans notre société qui n’estime les gens qu’à leur poids salarial, les « culturels associatifs »
seraient donc tout en bas de l’échelle de la reconnaissance publique. Ce genre d’anti-raisonnement porté encore par beaucoup de personnes nous mène docilement vers l’abandon de toutes tentatives
de formation sociale.
(4) Le terme de « collectif » ne signifie qu’une seule chose : que les différents partenaires associatifs puissent être en capacité de mener des projets différents dans le cadre d’une
politique culturelle définie par les acteurs mêmes de ces projets. Ce n’est pas la condition imposée, mais seulement une évidence, celle de proposer ensemble, de se positionner dans une «
arborescence » issue à la fois des initiateurs et de la municipalité qui soutient les initiatives.
(5) Les associations locales existantes (toutes les associations) ou à venir (faisons le pari de la diversité et de la volonté de créer) pourront au minimum compter sur la municipalité en
terme de mise à disposition de moyens communs. Sans vouloir aller trop vite, nous devons aussi mettre en perspective une « maison des associations », qui pourrait être une extension de l’actuelle
MJC.
(6) Selon le modèle de l’Ecole de Musique, mais en proposant d’autres « champs » artistiques.
Faisons le pari ensemble d’être en capacité de construire une telle identité, nous avons tous les atouts pour y parvenir. En commençant par notre volonté.
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