L’Economie et le Tourisme ne sont pas des compétences municipales.
Par contre, ils font partie des
compétences obligatoires dont est chargée la Communauté de Communes.
A ce titre sont inscrits aux statuts :
• L’Abattoir : reconstruction, gestion par une régie intercommunales dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière.
• Le Marché couvert : étude, construction et exploitation
• Création, organisation et aménagement des zones d’intérêt communautaire susceptibles d’accueillir l’extension ou l’installation d’activités économiques à caractère industriel, artisanal,
commercial, tertiaire ou agricole
• Aide et soutien à la création et à l’implantation d’entreprises dans les zones : Actipole, Prés de Bonneau et Pommiers.
• Développement touristique :
➢ Structuration de l’offre touristique par une convention de moyens et d’objectifs avec l’OTSI
➢ Création d’un produit touristique lié à la valorisation du patrimoine d’intérêt communautaire par illumination artificielle à l’exclusion de l’éclairage public.
➢ Création, aménagement et entretien des aires de stationnement : Parking des Grottes de Presque, Cascade d’Autoire.
• Constitution de réserves foncières permettant l’exercice des compétences économiques de la Communauté de Communes.
• Création et mise à disposition d’infrastructures haut débit conformément à l’art. L1425-1 du CGCT.
COMMENTAIRE :
On note dans cette énumération : des projets particuliers ayant fait l’objet de décisions et de budgets communautaires (Abattoir, Marché au Veaux) mais aussi les "Illuminations" qui sont un
projet piloté par le Pays de la vallée de la Dordogne, l’entretien des parkings, et le Haut-Débit qui a été une mesure d’autorité de l’Etat.
Restent, en matière économique : la gestion et le développement des ZIA (Zone Industrielles et Artisanales), l’une sur la Commune de St-Laurent, les deux autres sur St-Céré.
Et en matière de Tourisme : la gestion de l’OTSI.
On ne peut pas qualifier cela de volontarisme économique.
Pour notre part, nous avons examiné d’autres domaines :
• L’agriculture et l’agro-alimentaire
• L’Artisanat
• Le Commerce de Ville et de plein-air
• L’industrie
Bien que ce ne soit pas de compétence strictement municipale et si peu, du point de vue de la Communauté de Communes, nous ne pouvons nous passer d’une réflexion d’ensemble tant ce domaine –
l’économie – conditionne le tissu même auquel s’applique la politique municipale.
L’AGRICULTURE
Selon une tendance lourde, qui s’accélère avec le temps, l’agriculture de notre région décline chaque année un peu plus. La structure des exploitations n’étant pas compétitive selon les critères
de l’agriculture productiviste même si, déprise faisant, celles-ci sont aujourd’hui de 4 à 10 fois plus importantes qu’il y a vingt ans, le renouvellement des générations n’est plus assuré.
Le seul avenir pérenne est aujourd’hui celui d’une agriculture de qualité, labellisée voire strictement biologique.
La filière agro-alimentaire suit la même logique avec les A.O.C., sous réserve d’importants investissements et d’une commercialisation ambitieuse.
En la matière, notre secteur géographique n’est pas le plus mal positionné et peut encore, moyennant encouragements et attention des collectivités territoriales sortir son épingle du jeu.
Une sollicitation soutenue en matière d’agriculture biologique, notamment pour fournir les commandes des établissements préparant des repas pour les collectivités (Cuisine centrale, Collège,
etc.), peut représenter un débouché certain.
L’organisation, à laquelle pourrait concourir une municipalité, de marchés en circuits courts, voire de structures de type « ferme coopérative » pour les produits maraîchers, peut tout à fait
s’envisager comme un soutien à ce secteur d’activités.
Mais de manière plus structurante, c’est
par une véritable attention en termes d’occupation des sols (PLU) et en concertation avec les organisations professionnelles
qu’il nous faudra être attentifs à réserver un espace compétitif et respectueux des contraintes propres à ces activités. La « conquête » sans cesse plus restrictive, du fait des nouvelles
réglementations, de l’espace agricole au profit de l’espace urbain ne permet plus d’envisager la pérennité des quelques exploitations restant sur notre territoire. Or qu’en sera t’il de nos
paysages lorsque nous auront découragés les derniers exploitants ? Que restera t’il même de notre culture rurale ? C’est à titre, au moins, que la collectivité devra s’engager dans la recherche
de solutions équilibrées et sensibles.
L’ARTISANAT
C’est un secteur indispensable en termes de services d’entretien et de développement du territoire. Il est malheureusement aussi en perte de vitesse, le nombre d’entreprises ayant disparu en
vingt ans étant de l’ordre de 75% dans certains corps de métiers.
Le manque de valorisation de ces métiers, les exigences réglementaires et administratives s’y appliquant, la pénibilité et le peu de reconnaissance qui s’y attachent, les investissements
techniques, matériels et humains nécessaires ont découragé la création de nouvelles entreprises. Seules celles qui ont la chance de connaître dans un entourage familial proche, une possibilité de
renouvellement des générations parviennent à se maintenir.
Sans déroger aux règles de la concurrence, sans cesse plus pointilleuse, il est évident que les collectivités locales ont tout intérêt à maintenir la faveur de leurs commandes à ce tissu
précaire. Toutes les mesures que seront amenées à promouvoir les Chambres Consulaires et les organisations professionnelles devront être scrupuleusement suivies et encouragées.
En matière d’aide à l’implantation de nouvelles entreprises, notamment par la réalisation d’ateliers relais ou de constructions de bâtiments artisanaux sur les zones réservées à cet effet devront
être anticipées et soutenues par priorité.
LE COMMERCE
Le Commerce de ville : on ne peut que déplorer la disparition d’une certaine tradition (épicerie de proximité, mobilier, droguerie, etc.) au profit, d’une part des grandes surfaces et
d’autre part, d’une surabondance de certaines activités (7 agences immobilières, 11 salons de coiffure, 3 opticiens, banques et assurances, …).
Le fait est que notre zone de chalandise n’atteint pas le seuil de rentabilité nécessaire à l’implantation de chaînes franchisées, notamment en matière de confection. L’offre reste cantonnée soit
dans une gamme élevée, soit au contraire dans une tradition qui ne correspond plus aux attentes des plus jeunes. L’hémorragie s’opère donc au profit des grands centres urbains (Brive, Aurillac,
Cahors, Toulouse…). Et de fait, c’est toute l’attractivité de notre centre-bourg qui se voit amoindrie.
Si la Municipalité est particulièrement impuissante en la matière, elle ne peut retrouver d’efficacité que dans la recherche, notamment dans le cadre d’une opération de rénovation urbaine, des
opportunités qui permettraient la mise à disposition de locaux pouvant accueillir l’implantation de surfaces commerciales significatives.
Le Commerce de plein-air : on peut craindre que ce type d’activités connaisse dans les années à venir une nouvelle baisse d’attractivité. La modernisation, la standardisation des produits
et des enseignes érodent sans cesse ce secteur. La pénibilité de ces métiers et leur faible rentabilité concourent là aussi à un faible taux de renouvellement générationnel.
Mais en ce domaine, la collectivité qui met son domaine public à disposition (moyennant redevance) peut et doit intervenir, de différentes manières. Une tentative, mal évaluée et peu appréciée,
qui avait voulu susciter un nouveau marché dominical, en était une manifestation.
On peut penser qu’un accompagnement en termes d’animation et de mixité des offres pourrait, comme cela s’est opéré pour le marché de Bretenoux, renouveler le genre et le dynamisme de ces
activités.
De même un service de transport en commun à la demande, concernant les personnes âgées ou isolées des villages alentours, pourrait renforcer la fréquentation de ces marchés qui constituent par
ailleurs, un attrait touristique indéniable.
L’INDUSTRIE
On ne peut que se réjouir du maintien d’une activité industrielle sur notre territoire. De là, à s’imaginer pouvoir la développer, il faut néanmoins rester réaliste.
Le seul critère qui nous permettrait d’envisager de nouvelles implantations, serait d’être meilleurs que nos proches voisins en matière d’offre de logements, de services sociaux et éducatifs, de
loisirs et de culture. De sorte que la PME/PMI à forte valeur ajoutée et pour laquelle le critère d’enclavement géographique n'est pas rédhibitoire, puisse trouver dans la qualité de vie de notre
Commune, le « plus » qui lui fasse choisir cette implantation plutôt qu’une autre, plus proche des circuits de distribution et d’approvisionnement, plus dynamique en termes d’offre culturelle et
de services.
Bien entendu, moyennant ces réserves, la mise à disposition de terrains, locaux-relais ou choix d’implantation devront être facilités, dans la mesure de nos réserves foncières. Mais à ce propos,
il est évident que c’est à l’échelle de la Communauté de Communes qu’il faudra mener les études et les recherches, dans un esprit ouvert de collaboration, et non pas en entretenant de ridicules
antagonismes entre communes qui ne peuvent plus se permettre d’être concurrentes, d’autant qu’elles n’ont plus de rivalités fiscales entre elles, étant toutes dotées de la même Taxe
Professionnelle Unifiée.
LE TOURISME
C’est le principal gisement de ressources et de développement dont nous disposons naturellement.
Notre cadre naturel exceptionnel – Vallée de la Dordogne et de la Bave – riche de paysages et d’un patrimoine historique bâti d’une rare qualité, nous a permis d’être inscrits dans une démarche
de Pays d’Arts et d’Histoire.
Cela constitue une base qu’il nous appartient de valoriser davantage.
Certes, des investissements particuliers en matière d’hébergement, nous permettent de disposer d’un parc intéressant. Mais, d’une part la politique tarifaire couramment pratiquée n’est pas
suffisamment attractive et d’autre part, notre offre en matière d’animation est tout à fait insuffisante. Là encore, nous sommes dans une logique concurrentielle avec d’autres secteurs (Dordogne,
Cévennes, etc.). Il nous faut en prendre la mesure et ne pas nous contenter d’une fréquentation de passage alors que nous pourrions aisément fidéliser et retenir une clientèle qui par nature est
volatile.
Des animations de qualité, à base de produits culturels ou de mise en valeur de nos particularités régionales (gastronomie, savoir-faire artisanaux, richesses patrimoniales et culturelles,
etc.) devraient être misent en œuvre de manière concertée, en synergie avec le Pays, via le réseau des Offices de Tourisme, la structure du Pays d’Arts et d’Histoire, les associations
culturelles et de loisirs de notre environnement.
Il y a une large marge de progression en la matière, qu’une politique volontariste devrait encourager et développer.
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