Devant une nombreuse assistance, Bruno LUCAS et l’ensemble de la liste pour une Alternative de Gauche à Saint-Céré ont reçu le soutien de Gérard MIQUEL,
Président du Conseil Général, d’André Boyer, Sénateur et Conseiller Général sortant, ancien Maire de Saint-Céré et de Jean LAUNAY, Député de la 2ème circonscription et candidat pour le Conseil
Général sur le canton.
Au nom de la liste, Bruno LUCAS, s'est adressé à l'assistance :
Mesdames, Messieurs, Cher(e)s Ami(e)s,
Je tiens d’abord à vous remercier de votre présence (si) nombreuse ce soir.
Je ne doute pas que ce soit pour faire honneur à nos invités, qu’il n’est pas nécessaire de vous présenter, car ce sont des élus de proximité que vous connaissez.
Mais par plaisir, je vous demande d’accueillir :
Jean LAUNAY, notre Député,
Celui de la 2ème Circonscription, brillamment réélu en juin dernier.
Il est aussi Maire de Bretenoux et actuellement candidat pour le Conseil Général sur notre canton.
Pour la petite histoire, c’est Jean qui m’a amené à la politique, en Janvier 2001, à la section de Bretenoux.
Puis en mai 2002, il m’a demandé d’être son Directeur de campagne pour les Législatives suite à ce sinistre 21 avril de triste mémoire.
Ensuite, il m’a encouragé à prendre davantage de responsabilités et c’est un peu à cause de cela que je suis aujourd’hui devant vous. Et je ne le regrette pas, je te remercie Jean de cette
confiance.
André BOYER, est ici à la maison, en tant que Conseiller Général sortant, Sénateur du Lot, mais aussi et surtout comme ancien Maire de Saint-Céré. Vous comprendrez, le symbole et
l’émotion que cela représente d’être aujourd’hui devant vous, pour mettre mes pas dans les pas d’un si illustre prédécesseur.
Merci André, d’être avec nous ce soir, et je compte sur toi pour corriger ce que mon inexpérience pourrait entraîner d’approximation dans mes propos.
Gérard MIQUEL, est le Président de notre Conseil Général, il est aussi Sénateur du Lot.
C’est un jeune Président, il n’a que trois ans d’ancienneté dans cette fonction mais il a déjà tant fait qu’on pourrait croire qu’il y est depuis plus longtemps.
On lui doit, la modernisation de la gestion, la capacité de réaction, l’initiative d’un militant avide de réformer, et je le précise, au service du plus grand nombre, des plus défavorisés et au
plus près des besoins de nos concitoyens.
Nous ne sommes pas toujours d’accord, sur les orientations internes de notre Parti, mais je veux te dire ce soir, Gérard, combien je respecte l’engagement que tu mets dans tous tes combats, parce
que tu les mènes sans te soucier de ta propre gloire, pour le seul intérêt général.
Chers amis,
Nous vous avons convié ce soir parce que nous sommes dans un combat difficile.
Face à une équipe sortante, vite remplacée par une nouvelle liste, avec à sa tête, ce qu’on appelle un poids lourd.
Lui n’a pas changé. Nous en sommes donc les challengers.
Nous avons un projet, une équipe - qui va se présenter - et nous comptons sur vous pour être nos supporters.
Parce que nous portons les mêmes valeurs et que notre aspiration c’est de suivre votre exemple, c’est à dire de gérer et de développer notre Cité : avec probité, économie et cette vision du
progrès partagé par tous et pour tous.
Je vais céder la parole à chacun de mes colistiers pour qu’ils se présentent en quelques mots. Vous les connaissez pour la plupart, mais je crois important que vous les entendiez exprimer leurs
motivations avec leurs mots. Vous verrez qu’ils sont divers dans leurs origines, leurs expériences mais vous constaterez qu’ils sont comme vous, à la fois proches et disponibles et tout à fait
mobilisés pour être à votre écoute, non pas à votre service mais à vos cotés, pour résoudre les problèmes quotidiens et trouver les solutions qui satisferont l’intérêt général.
Nous allons commencer par le 27ème, puis nous remonterons à l’envers et je citerai celles et ceux qui n’ont pas pu être parmi nous ce soir.
Voici donc
Jean-Claude EYMA qui est une figure du monde associatif Saint-Céréen.
Jacqueline Espinasse, est gestionnaire des établissements scolaires. Elle vient de connaître un deuil douloureux et nous lui adressons toute notre affection.
Bernard Landes
Françoise Rougery
Driss BERTIT
Jacqueline Fage est actuellement en vacances aux antipodes, mais ceux qui la connaissent , savent son dévouement et sa capacité de travail
Nicolas Lavergne est notre benjamin, mais sa notoriété n’a rien à envier à ses aînés.
Corinne Sergy, est éducatrice spécialisée déguisée depuis huit ans en commerçante, mais son parcours va sans doute la ramener vers son métier d’origine.
Karl Bonnefond, est dessinateur à l’Equipement et
Carole JUSTAFRE, est enseignante au lycée et ils sont tous les deux retenus par des engagements familiaux pris
de longue date, c’est pourquoi, ils ne sont pas présents avec nous. Ainsi que
Patrick Moulène qui est agent du Ministère des Armées et qui est déplacement à l’étanger.
Juliette Lassire
Pierre Martinez
Marinette GABRIEL est une jeune commerçante, récemment installée à St-Céré
Jean-Jacques Mazet
Corinne Théron est bien connue car elle exerce un métier de proximité au service des plus démunis.
Henri Bargues, fidèle compagnon de toutes les luttes sociales, notamment dans le domaine agricole.
Suzanne ANNETT
Jean-Pierre Dupretz
Caroline Gouet
Michel Cazagou a aussi une expérience d’élu, ici-même à Saint-Céré avec André.
Bernadette BECO
Yves Couchouron, est un élu de l’opposition sortante
Martine Graveleau-Caillard
Edmond KOBER
Marie-Claire BORIE est aussi Conseillère d’opposition sortante. Elle en a acquis l’expérience et l’envie de faire tout ce qu’elle n’a pu accomplir jusqu’à présent.
Quant à moi, je suis architecte, c’est dire si la notion de projet mené jusqu’à terme m’est familière.
Je n’ai pas eu envie, depuis que je suis tout petit, d’être Maire à Saint-Céré. Mais c’est par une suite d’engagements que je me retrouve aujourd’hui devant vous. Je me suis préparé à ce rôle au
point de vous présenter à présent un projet qui se veut porteur d’espoir et d’avenir.
Le 6 mai dernier, un ami qui est ici dans la salle, m’interpellais incrédule : « je ne comprends pas, Ségolène fait 59,80% à Saint-Céré et vous avez un Maire de droite ?!! » - Je
lui ai répondu que nous avions conscience de l’anomalie et que nous allions nous préparer pour proposer aux Saint-Céréens, une alternative, de gauche.
En effet, la gauche est majoritaire à Saint-Céré et tu sais, Jean, que ton score a été ici de près de 57%.
Et même si on nous dit que les élections nationales ne sont pas transposables au niveau local, qu’il y a une distorsion entre les deux niveaux, nous pensons quand même que nous ne pouvons pas
laisser la droite diriger davantage cette ville, surtout de cette manière.
Nous nous sommes donc rassemblés dès le début de l’automne.
En fait depuis plus longtemps, nous travaillions déjà avec l’équipe des conseillers d’opposition, avec les militants du Parti Socialiste, avec d’autres personnalités de gauche.
Mais donc à l’automne nous avons commencé à nous réunir pour travailler en équipes, sur les sujets qui nous semblaient faire sens, dans l’appréhension de la politique locale.
Nous sommes convenus, sur l’exemple de Lot 2020, la grande enquête que vous avez initié au Conseil Général, Maxime Verdier et toi-même, Gérard.
Sur l’exemple de la section de Cahors à qui nous avons emprunté son propre questionnaire et que nous avons adapté à la spécificité de St-Céré.
De vous proposer un questionnaire, que nous vous avons porté à domicile, au porte à porte, vous rencontrant les uns après les autres, dans votre contexte familiale, parfois au travail, dans les
commerces.
Nous n’avons pas emprunté les mêmes moyens qu’à Cahors, puisque nous vous demandions de nous les rapporter vous-même. Toujours est il que nous en avons récolté suffisamment pour les faire
exploiter par une professionnelle qui nous a remis une étude complète, documentée et très claire.
Nous en avons fait une restitution au cours d’une réunion publique, ici-même, le 18 janvier.
Et nous avons prolongé la démarche en vous conviant à en débattre, avec nous de manière participative, c’est à dire en prenant en notes vos commentaires et en en faisant une synthèse.
De cette démarche et du travail réalisé en commissions, nous avons défini un projet que nous avons encore amendé de rencontres avec des acteurs locaux, étayé de recherches et de
documentations.
Et ce projet nous le diffusons depuis une quinzaine de jours, sous forme d’un quatre pages, en couleurs, très joli et qu’à nouveau nous portons chez chacun de nos concitoyens, en en débattant, en
le soumettant à votre critique.
Ce projet que comprend il ?
Il est articulé en deux objectifs, quatre projets et une proposition politique.
Les deux objectifs c’est d’abord de
ramener Saint-Céré dans le Département, c’est à dire du coté de la majorité départementale.
Le second, c’est de
rendre cette ville accueillante et facile à vivre à tout un chacun. Ca semble facile à dire, facile à faire même, mais il nous faudra bien mettre en œuvre nos
quatre projets pour espérer y arriver.
Les quatre projets sont : un projet social pour créer du lien entre les habitants, un projet urbain et environnemental, un projet associatif, en matière de sports, de culture et
de loisirs et enfin, un projet économique et touristique car nous considérons que c’est notre principal atout en matière de développement.
Enfin, pour réaliser ces projets, il nous faudra bien développer une méthode.
Et c’est à nouveau à
la démocratie participative que nous pensons.
Je sais, ça va vous faire rire parce que c’est une tarte à la crème que l’on assène quand on ne sait plus quoi dire face à la démobilisation et à l’individualisme de nos concitoyens.
Sans doute. Pourtant comment faire face aux blocages, aux conservatismes, aux conflits d’intérêt que suscitent la moindre initiative ?
Clémenceau disait qu’il n’y a pas de question insoluble qui résiste à la création d’une Commission. Et le pouvoir actuel, sous ses aspects volontaristes en est une belle illustration. Commission
Balladur, Commission Atali, Commission Copé maintenant. A chaque question mal posée, une commission ad’hoc et on enterre le souci.
Une autre méthode consiste à tenter de responsabiliser les interlocuteurs en les mettant en présence et en les faisant dialoguer sur la base d’un diagnostic partagé.
Chacun s’exprime et en même temps écoute les arguments adverses, pour se rendre compte que finalement il y a aussi chez l’autre, de bonnes raisons à sa position.
Peut-on en faire un système de gouvernance ? Vous savez bien que oui, car c’est ce que vous faites, en permanence. Parce que la politique sans le dialogue ce n’est que de la
théorie. Parce que pour avancer, il faut convaincre, convaincre et convaincre encore.
Ainsi, nous proposons de mettre en œuvre
des budgets participatifs.
C’est à dire que par quartiers, des projets complémentaires à l’action de la municipalité pourront être élaboré par les habitants eux-mêmes. A charge pour eux, avec notre concours de définir
leurs objectifs et de quantifier leurs besoins.
De nous soumettre ces projets, pour que nous les intégrions à notre action. Et de vérifier l’efficacité de sa mise en œuvre, on dit : évaluer.
Ce peut être en matière d’aménagement urbain, en termes de service particuliers de transports, en direction des enfants ou des personnes âgées.
Bref, tout ce qui est du ressort du quotidien et qu’une politique générale ne saurait traiter en détail. Et nous pensons que cela mérite de l’expérimenter.
De même, nous souhaiterions
associer la minorité – dans le cas très souhaitable où nous serions la majorité – à la gestion des affaires. Ou du moins, qu’elle soit en mesure de
vérifier et de comprendre l’action que nous menons, plutôt que de se cantonner dans une opposition stérile. Pour cela, nous lui confierons la Présidence de la Commission des finances. Je vous
rassure, nous en resterons majoritaires. Mais au moins, au titre de cette Présidence, ils auront droit à disposer de toutes les informations concourrant à l’élaboration du budget et au suivi de
son exécution.
Mais je voudrais revenir sur nos objectifs :
Qu’est ce que signifie ramener Saint-Céré dans le Département, en serait il parti ?
Et bien oui !! Depuis treize ans que M. Destic est Maire, combien de fois l’avez-vous vu à Cahors ? Combien de fois vous a t’il exposé ses projets ? Combien de fois s’est il enquit des vôtres ?
Combien de fois avez-vous été associés à ses projets ?
A part pour ce qu’il appelle « monter au créneau », c’est à dire à l’abordage, à l’assaut d’un pouvoir qu’il conteste idéologiquement, pour lui demander ce qu’il considère être un dû, sans jamais
s’associer aux politiques territoriales.
Ce ne sont pas des manières et cela renforce notre isolement.
Car nous le savons : l’argent est rare, il est réparti avec soin par ceux qui en sont en charge, selon des programmes, correspondant à des projets qui constituent des politiques.
Plutôt que chacun fasse ce qu’il veut dans son coin, il vaut mieux qu’à plusieurs, on s’accorde sur des méthodes, mette en commun des savoir-faire, des outils qui profitent à tous et se
transmettent.
Alors bien sûr, il y en a qui ont la majorité et c’est eux qui décident.
Mais en même temps, nous sommes dans un pays civilisé et les politiques en matières sociale, scolaire, pour la petite-enfance ou pour l’assistance aux précarités, se discutent, s’élaborent,
s’amendent et se négocient. Est ce se compromettre que de se rendre à une réunion de concertation où les problèmes peuvent être débattus et enrichis des expériences particulières ?
Etes-vous donc si directifs au Conseil Général qu’on ne puisse vous faire valoir une particularité, une difficulté ?
Je ne le crois pas, et je suis sûr, moi, de pouvoir me faire entendre, comprendre, et de m’insérer, d’insérer la Commune de Saint-Céré, dans les dispositifs que vous élaborez, de toute façon, à
partir de la réalité, et non pas de l’idéologie.
Bien sûr, il y a des choix, des options.
Ainsi vous préférez mutualiser les moyens, regrouper les tournées, par exemple, en matière de ramassage des ordures ménagères. Et plutôt que de laisser à l’entreprise privée le soin de fixer ses
règles et ses tarifs, vous préférez créer une structure élargie, créer des emplois, trouver des partenariats en matière de recyclage et avancer - en pilote - vers la création du magnifique outil
qu’est devenu le SYDED.
De même Jean, plutôt que de laisser chaque Commune riveraine se débrouiller avec ses berges de Dordogne, faire face à des travaux colossaux au moyen de la petite cuillère qu’est devenu un
Syndicat moribond, tu préfères prendre du champ, reconnaître que l’eau coule de la montagne et que donc, tous sont partie prenante du problème dont seul le dernier serait responsable. Et tu crées
le Symage, structure de mutualisation des données, des savoirs-faire et des moyens, pour traiter en toute solidarité les mêmes problèmes colossaux qui, répartis entre tous, deviennent une charge
acceptable.
Bien sûr, je simplifie, c’est plus long et complexe que ça, mais il s’agit d’une démarche qui part d’un esprit de responsabilité, avec un souci d’équité et qui abouti à une solution
solidaire.
C’est dans ces démarches que je veux entraîner Saint-Céré – et je devrais dire ré entraîner car du temps d’André Boyer, Saint-Céré était dans cette logique. Donc il s’agit bien
de ramener Saint-Céré dans le Département.
D’autant que les temps qui viennent et qui sous prétexte de modernisation – c’est curieux comme on peut ne pas avoir les mêmes conceptions de la modernité – nous annoncent des coupes sombres. Car
bien sûr, quand on ne sait pas gérer ses affaires, il est plus pratique d’aller piquer celles des autres.
Ainsi, nous aurons davantage besoin de solidarité des territoires, de politiques ordonnées pour faire face aux démantèlements des services publics que la droite libérale rêve de nous imposer.
Notre second objectif, c’est de rendre Saint-Céré attractif, accueillant et agréable à vivre pour tous.
Nous avons connu entre 1990 et 1999, une lourde perte démographique, aujourd’hui légèrement corrigée. C’est que notre ville n’attire plus autant qu’auparavant, qu’elle n’a plus le même potentiel
d’attractivité. Elle n’a même plus d’influence politique, commerciale ou culturelle dans le Nord du Lot.
L’action sociale envers la petite-enfance, la jeunesse, les familles mono-parentales, les personnes en difficultés, les personnes âgées est strictement traitée a minima.
Le besoin en logements sociaux est sans cesse dénoncé, ne permettant pas aux jeunes couples, aux employés d’entreprises qui auraient envie de s’installer, de se loger correctement.
L’offre culturelle se réduit au cinéma, aux activités de la MJC et finalement aux animations commerciales de l’Association des Commerçants – qu’ils en soient ici remerciés – mais
franchement ce n’est pas digne d’une cité comme Saint-Céré. Je ne parle pas à dessein du Festival, car c’est une activité saisonnière, de renommée nationale mais qui n’a jamais pu animer
culturellement la ville au long de l’année.
Or dans la concurrence à laquelle se livrent les communes de notre échelle, ces facteurs sont aussi pris en compte par les industriels pour s’y implanter. Nul doute qu’il vaille mieux aller à
Figeac ou à Souillac, voire à Gramat, plutôt qu’à Saint-Céré. Et ce n’est pas l’influence, toute relative, d’un chef d’entreprise à la retraite qui inversera la tendance.
C’est par une volonté ferme - s’appuyant sur les relais que j’évoquais tout à l’heure - de satisfaire, par priorité, les besoins sociaux, culturels ou de logements de notre population, que nous
inverserons cette tendance.
Ce qui nous amène à nos quatre projets :
-
1- Le projet Social : il s’agit de développer l’offre d’actions sociales en direction de toutes les populations qui sont en droit de les attendre d’une Commune moderne. Il
nous faudra pour cela, regrouper les services déjà existant, et les développer en s’inscrivant dans les politiques départementales et nationales, au sein d’un véritable Centre Social
Intercommunal.
Nous y adjoindrons un service de transport à la demande pour les personnes âgées ou isolées – embryon d’un véritable service de transports en commun que nous souhaiterions
développer avec d’autres Intercommunalités.
Et puis nous voudrions créer du lien, des échanges – échanges de savoir-faire, l’aide aux devoirs, et la formation.
La question de la démographie médicale et sanitaire est aussi un souci auquel nous devrons faire face. Et pour cela, nous serons très attentifs à la possibilité de création d’une Maison
de Soins qui permette d’organiser les gardes et l’accueil des spécialités médicales.
-
2- Notre projet Urbain et Environnemental commencera par reprendre l’étude qui avait été amorcée par le Pact-Habitat et que la Municipalité sortante a mis sous le boisseau au
prétexte que les financements de l’Anah sont bien suffisants.
Moyennant quoi le Centre ancien se dégrade, se vide de ses habitants, propriétaires ou locataires et n’est plus que l’ombre de ce qu’il était.
Nous prendrons exemple sur Figeac qui, en mobilisant une étude raisonnée et des financements issus de la Loi Malraux, a réussi à rénover son centre ancien tout en créant des
logements sociaux, des logements conventionnés et des rénovations privées, reconstituant ainsi la mixité sociale d’un centre historique.
Et puis, nous aurons à faire des propositions quant à la réutilisation de bâtiments prestigieux comme la Gendarmerie ou la Poste.
Sans parler de la rénovation de nos espaces publics, que je scinderais en deux aspects.
- D’abord le problème de la circulation, du stationnement et des liaisons piétonnes avec les parkings existants. L’expérience que nous avons partagée avec Jean, à Bretenoux, nous conforte
dans l’idée que c’est en attribuant un espace à chaque usage que l’on règle les conflits, que l’on fluidifie la circulation et que l’on sécurise les usagers.
- Ensuite, il y a le problème de la Place de la République qui est aujourd’hui tellement dégradée qu’elle est une contre performance à notre image touristique. Mais elle est surtout un non
espace public, tout juste un vaste parking, rien qui permette l’expression d’une vie publique.
Il faudra beaucoup de concertation et un projet d’ensemble qui propose un autre fonctionnement, de nouvelles perspectives jusqu’au Jardin public et jusqu’à la Bave.
En termes d’environnement, tu le sais Gérard, nous suivrons ton exemple, sans restrictions. Le Développement Durable n’est plus une lubie écologiste, c’est une réalité technique,
éprouvée et indispensable. Nous te suivrons dans la création de chaufferies au bois et de réseaux de chaleur. Et nous ne manquerons pas de relayer toutes les incitations à l’installation de
chauffe-eau solaires, ou de récupération d’eaux pluviales.
-
3- Je veux en venir rapidement au projet Culturel : nous ne nous contenterons pas de créer une maison des associations.
Nous voulons participer avec ces associations culturelles, sportives et de loisirs à la définition d’un véritable projet culturel. En direction de toutes les populations mais aussi dans les
différents aspects de l’éducation, de la création et de la diffusion. Et dans le temps – tout au long de l’année ainsi que pour la saison estivale.
Mes remarques quant au fonctionnement de la MJC ont été diversement appréciées. Certains ont cru y déceler une critique de l’institution, d’autres ont su lire entre les lignes et sur le long
terme. Nous avons connu dans les années 70, une MJC foisonnante, bruissante d’activités, de rires et de créativité. Nous savons que c’est aujourd’hui un lieu très policé, fermé de bonne heure et
où la jeunesse n’est appréciée qu’à des tarifs qui en dissuadent beaucoup.
Nous ne nous résignerons pas à cet état de fait, et nous rencontrerons les dirigeants régionaux de la Fédération des MJC, pour demander une réévaluation de nos conventions. Et comme je l’ai déjà
indiqué, s’il ne pouvait y avoir, à court terme d’évolution sensible, nous prendrons nos responsabilités car cet enjeu est trop important à nos yeux pour que nous n’y trouvions pas remède.
Il s’agit de nos enfants, et de notre jeunesse, qu’il faut éduquer, divertir et amener à un niveau de culture satisfaisant et si la MJC n’est pas en mesure d’assurer cette
mission, il y a suffisamment de bonnes volontés et de talents dans notre environnement pour que nous ne soyons pas en peine d’élaborer ce projet.
Et nous n’oublierons pas le secteur sportif que nous n’aurons pas l’ambition d’encadrer mais au contraire, celle de lui fournir tous les moyens de son développement, en toute
autonomie et par concertation.
-
4- En ce qui concerne le projet économique, nous n’aurons pas la prétention d’annoncer que grâce à nous des dizaines d’emplois seront créés. C’est beaucoup plus complexe que
ça.
Par contre, travailler d’abord en bonne intelligence dans le cadre de l’intercommunalité avec St-Laurent semble un préalable.
Ensuite, dans le cadre d’une conception ouverte aux coopérations avec les autres intercommunalités, travailler avec la zone de Bretenoux-Biars pour obtenir la définition d’un pôle industriel de
premier plan nous semble une solution d’avenir.
Nous avons deux autres sujets de réflexion : d’abord un souci quant à la pérennité de nos foires qui sont un facteur traditionnel du commerce et du rayonnement d’une cité dans son
environnement. Il nous faudra être vigilants car je crains que cette activité soit très menacée par un problème de rentabilité et de renouvellement générationnel. Par contre, quand on voit le
joli succès du marché de Bretenoux, on peut se poser la question d’un climat à rétablir pour que ces activités se maintiennent. Il faudrait sans doute chercher du coté des producteurs locaux, en
circuit court et biologique, pour trouver quelques moyens de redynamiser cette activité.
Enfin, je pense qu’une politique volontariste pourrait aller jusqu’à faciliter la création d’une entreprise d’insertion dans un domaine actuellement non concurrentiel et pourtant porteur d’avenir
et de solutions concrètes, telle que la valorisation des déchets ou l’exploitation des sous produits environnementaux. Ce serait à la fois une solution sociale et économique pour celles et ceux
qui sont en recherche d’emploi depuis trop longtemps.
Le tourisme est un des seuls secteurs d’activité qui peut encore connaître un développement dans notre région. Il n’a pas fait l’objet, jusqu’à présent d’un investissement suffisamment
intégré des politiques publiques. Nous voulons y prendre notre part, en l’intégrant dans la démarche de toutes les problématiques que nous avons soulevées : social, culturel, environnemental et
économique.
Voilà, Mesdames et Messieurs, un aperçu de nos projets.
Nous vous les soumettons et nous nous tenons à votre disposition pour en étudier en détail, avec vous, les amendements auxquels nous n’aurions pas pensé.
Ce projet est global, conçu pour être développé au cours d’un mandat de six ans. C’est dire que nous ne prétendons pas tout régler en six mois. Nous avons conscience, et nous vous demandons de
partager ce sentiment, que ces réformes auront besoin du long terme pour se concrétiser.
Pour autant nous affirmons que ce projet tranche avec ce qui s’est fait ces dix dernières années. Nous ne voulons pas être des bâtisseurs, nous voulons juste être les artisans d’une vie sociale,
culturelle et économique équilibrée, au service de tout un chacun, avec le souci du plus faible par rapport au mieux nanti. Ce n’est pas un socialisme dogmatique, c’est plutôt celui du réalisme,
au sens de Jaurès : Voir le réel et aller à l’idéal.
En un mot, nous accorder votre confiance, ainsi qu’à Jean Launay qui sera un efficace relais auprès du Conseil Général, c’est ramener Saint-Céré dans une logique de modernité et de développement.
C’est rouvrir les portes de l’avenir pour nos enfants et prolonger la belle histoire de Saint-Céré au fils des temps.
C’est renouer avec le progrès et la justice sociale.
C’est pourquoi nous vous appelons à voter le 9 mars :
POUR UNE ALTERNATIVE
DE GAUCHE A SAINT-CERE
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